A force de regarder mon nombril en quête d'ailleurs, j'ai décidé il y a quelques temps* d'ouvrir mon bavoir au monde entier, au milieu des colifichets et des marchands du temple, coincé entre les poncifs.com et les dépressifs point à la ligne.
Voilà, c'était ma phrase d'accroche. Je ne l'ai pas changée depuis 3 ans.
Quand le doute m'assaille, n'ayant guère les moyens de retrouver les guerriers du même nom en Afrique, je ponds tel la poule des âneries passagères. Je me mégalomanise, je me célèbre, j'ai l'impression, ça m'occupe. Putain, je me trouve terriblement brillant ! Ah, ça mériterait un prix, des honneurs, une distinction ! C'est la grande classe qui m'irrigue, la verve en plume, je m'étonne encore. La poissonnerie du petit texte, de l'en-cas, de l'à-propos, oui, j'avoue, c'est moi, c'est ici. Ça ne vous coûtera rien, à vot'bon c½ur messieurs-dames, lisez-en un, je vous jure que c'est gratuit, que c'est de la bonne...
Mais bon.
Depuis quelques temps, de nombreux usurpateurs, et pas des moindres, des dilettantes, des libéraux, parfois même des Anglo-saxons, tentent de m'imiter sous la forme d'un machin, au néologisme étrange, "weblog" ou, pour les fainéants, "blogs". Ceux-là ne tiennent pas la comparaison, et crèvent rapidement par manque d'envie, de verve, de petit dégoût. Alors que moi, ah, MOI, ah ah ah ! J'ose l'avouer : moi !
Désagrégé de l'être moderne.
PS : non, ce site n'est pas un site collectif. Je hais le collectif, les chauffeurs de taxi, les agences immobilières...Ce site n'est pas non plus le blog d'Alain Juppé, faut pas déconner.
*Décembre 2004


